Tag Archives: quotidien du traducteur

Celebration

30 Nov

Business has been picking up in the past few months and with long days hard at work exciting new projects comes the desire to splurge treat yoursef. Trouble is spending your hard earned cash on fluff won’t get you far, especially if you haven’t cashed it yet. (Which reminds I really have to 1) do something about Terms and Conditions and 2) be more efficient with invoicing).

Anyway, ever since I started my business, I have my own way to celebrate: whenever I land a big project and/or new client, I buy myself a song. Clearly, 0.99€ or 1.29€ is hardly indulgent, but listening to the tune really feels like marking the occasion. And hopefully, I can  reward myself a second time with a year end bonus!

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Footnote

22 Avr

Je suis toujours surprise du nombre de traducteurs qui mettent un point d’honneur à ne jamais lire de traductions. Je lis bien entendu énormément en VO, tant en français qu’en langue étrangère, mais l’idée qu’une traduction serait dans tous les cas inférieure à l’original et indigne d’être lue témoigne d’une bien piètre image de son propre métier. Lire des textes traduits, quelle que soit leur qualité, se révèle de toute façon riche en enseignements puisque c’est l’occasion de se confronter aux trouvailles, aux écueils et plus généralement aux choix de traduction présentés dans l’ouvrage.

Un choix éditorial tend à m’agacer : l’abus de notes de traducteur dans des oeuvres « légères ». Je sais que certains apprécient les explications et commentaires sur la culture du roman d’origine, mais lorsque je lis un polar ou de la chick lit, par opposition à un essai, les notes de bas de page ne font que m’interrompre dans ma lecture. Et, non, je ne peux pas simplement faire abstraction ! Le traducteur m’apparaît alors comme un Monsieur je sais tout pontifiant.

Il y a quelques mois, je lisais la traduction d’Olivier Hamilton de L’Aiguille dans la botte de foin (Ernesto Mallo). J’avoue que je serais passée à côté de nombreuses références sans ses abondantes N.d.T, mais était-ce bien nécessaire d’expliquer dès la première apparition du surnom du héros, Perro : « En espagnol, « Le chien », allusion au flair comme au caractère lugubre et solitaire du personnage» ? Tandis que le lecteur hispanophone peut réagir librement aux évocations du surnom, le lecteur francophone a droit à une analyse de texte, alors que le roman ne fait que commencer.

Plus gênant, certaines notes de traducteur du recueil de nouvelles C’est pas la fin du monde, de Kate Atkinson (traduction d’Isabelle Caron), prêtent carrément à sourire.

Ainsi, selon une note, «Les goths sont un avatar des punks : outre des vêtements noirs, ils arborent de longs cheveux noirs, un maquillage blanc, du vernis à ongles et du rouge à lèvres noir.» Une vision un peu restrictive du mouvement gothique, qui n’est pas, loin de là, limité aux pays anglo-saxons !

Plus loin, évoquant la série Urgences, la traductrice choisit de conserver le titre original, E.R., mais indique en note de bas de page : «Feuilleton d’humour noir américain dont l’action se situe dans un hôpital.» Le texte est paru en France en 2003, alors qu’Urgences, diffusé par France 2 depuis 1996, jouissait d’un franc succès.

Parfois, j’aimerais qu’au lieu de me prendre par la main et de m’accompagner dans ma lecture, traducteur et éditeur me fassent confiance et me laisse vagabonder librement au fil des pages.

 

Money money money

29 Jan

 

Budgeting has been on my mind lately. Apparently, I’m not the only one with these thoughts and I came across this interesting piece:

Budgeting like a freelancer

More recently, Corinne McKay gave us an update regarding her take on the frugal lifestyle

Freelance frugality revisited

I find this tool quite useful to figure out what you should charge per hour:

http://freelanceswitch.com/rates/

 

Meanwhile, on the French side of the blogosphere, la Marmite has started a personal finance series a few months ago. Wise advice can be found here:

http://www.lamarmitedutraducteur.com/category/finance-personnelle/

Finally, Patricia, from Intercultural zone shared her experience with cutting down on her phone bill:

Passez votre budget à la loupe

 

Live long and prosper!

Mind your language

27 Déc

« Cultivez vos langues de travail », tel était le thème de la dernière matinale de la Société Française des Traducteurs. Un samedi par mois, de 10H à 12H, la SFT organise une rencontre ouverte à tous, adhérents et non adhérents, autour d’un sujet donné. Nos langues de travail, source(s) et cible(s) sont des outils précieux, qui méritent tous nos soins. La matinée se composait de deux présentations, l’une sur la langue source et l’autre sur la langue-cible, mais à mon avis, la plupart des conseils sont applicables à toutes les langues de travail.

Le maître-mot ? La pratique ! Que ce soit pour l’écrit ou pour l’oral, pour la compréhension ou pour l’expression, une pratique régulière permet de maintenir son niveau. Eve Bodeux, chargée de la première présentation, a suggéré les commandes de livres en ligne, les e-books gratuits du projet Gutenberg, le site de la Bibliothèque nationale de France (NB : une application Gallica est désormais disponible pour iPad et android), les Kindle et iPad avec notamment la possibilité d’ouvrir un compte Amazon ou iTunes à l’étranger, la recherche de pdf de livres gratuits sur Internet, l’utilisation de dictionnaires monolingues, la lecture de blogs et de journaux, l’application Next Issue sur iPad, les échanges avec des amis étrangers, les conversations sur Skype, les émissions de télévision, en particulier les quizz culturels, le visionnage de films avec et sans sous-titres, les podcasts, la radio, YouTube, Spotify, la technique de shadowing de nos collègues interprètes, la préparation à un examen destiné aux locuteurs, les cours en ligne des universités, le programme eTandem, le suivi de comptes twitter dans la langue voulue et notamment ceux portant sur la grammaire, la participation à un atelier d’écriture, l’enseignement de la langue et l’inscription aux listes de discussions bilingues des associations professionnelles, l’immersion permanente ou temporaire… En bref, les moyens ne manquent pas de lire, écrire, écouter et parler…

A ce sujet, Chris Durban est intervenue pour souligner l’importance de s’adresser aux clients dans leur langue. C’est non seulement une courtoisie élémentaire, mais aussi un gage de crédibilité. Je pense aussi qu’une mauvaise expression orale dessert bien souvent les traducteurs. Si la maîtrise orale d’une langue étrangère n’est pas nécessaire pour traduire, elle permet en revanche de mieux communiquer avec ses clients et de les mettre en confiance.

Dans la deuxième présentation, nos collègues brésiliens, Maria, Cido et Evaldo, nous ont expliqué leur stratégie pour travailler leur portugais depuis Paris. Ils se réunissent une fois par mois pour une réflexion autour du vocabulaire, des collocations et de la grammaire. Maria avait depuis longtemps identifié le besoin d’un travail plus actif qu’une simple lecture et s’efforçait déjà de surligner ses revues brésiliennes à coups de stabilo en vue de noter les évolutions de la langue. Elle s’est par ailleurs rappelé son expérience des « groupes de travail » à l’université brésilienne, où des étudiants se réunissaient pour plancher sur un sujet donné. Toutefois, il lui fallait trouver les bonnes personnes pour créer cette petite cellule. C’était chose faite avec Evaldo et Cido, dont elle avait eu l’occasion de relire le travail à plusieurs reprises. Ce type de groupe nécessite de se sentir en confiance, car il implique de se montrer vulnérable et de livrer ses petites astuces. Cela suppose aussi un groupe relativement restreint. Selon Maria, Evaldo et Cido, la formule ne fonctionnerait pas s’ils étaient trop nombreux. Dans leur cas, la magie a pris et tout se passe à merveille. En bonus, ces rencontres sont l’occasion de parler de leur activité, des tendances du marché et de ses perspectives et d’échanger tuyaux et conseils de lectures…

J’ai été très enthousiasmée par l’expérience des traducteurs brésiliens, car je sais pour avoir vécu à l’étranger comme il est facile de perdre la finesse d’expression nécessaire à la traduction d’une part et à quelle vitesse la langue  et les références culturelles évoluent d’autre part. Travailler sa langue cible demeure une nécessité lorsqu’on reste au pays, mais c’est un vrai défi quand on s’installe durablement à l’étranger et qu’on s’y intègre. Bravo à eux de l’avoir relevé !

Vacances, j’oublie tout

12 Déc

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J’ai mis plus d’un an avant de prendre ma première semaine de vacances en tant qu’indépendante !

J’avais décidé en me mettant à mon compte de me passer de congés pendant une assez longue période, le temps de prendre le pouls de mon activité… Il se trouve que le moment le plus calme de l’année n’est intervenu qu’au bout de six mois. Attendre un an de plus pour partir en vacances dans l’idée que le cycle se répéterait aurait donc impliqué 18 mois à cravacher sans reprendre son souffle ! J’ai coupé la poire en deux et choisi de faire « pouce » au bout d’environ 15 mois. Je devais initialement prendre deux voire trois semaines, mais j’ai finalement passé une première semaine inactive certes, mais à Paris au fond de mon lit ! Qui sait si prendre des vacances auparavant ne m’aurait pas évité de tomber malade ?

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Certains indépendants travaillent sans relâche pendant une période donnée et s’offrent ensuite de longues pauses bien méritées. Pour d’autres, c’est plus difficile de s’arrêter. Et s’ils passaient à côté d’un gros contrat ? Auront-ils du travail à leur retour ? Et puis, ont-ils vraiment mérité des congés alors qu’ils se sont accordé une journée de ci de là lors de périodes calmes ?

Les vacances permettent de s’aérer et de prendre un peu de distance vis-à-vis de son activité. Au retour, la créativité et la productivité sont boostées ! Pour un traducteur, c’est aussi l’occasion de se rendre dans un pays de l’une de ses langues de travail, que ce soit la langue-cible ou la langue source, selon son lieu de résidence.

Quand on est son propre patron, le tout est de s’organiser un minimum pour que les vacances ne passent pas à la trappe. Pour moi, deux astuces se sont révélées utiles : la première, comme indiqué plus haut, consiste simplement à observer les périodes de calme et de forte activité de votre secteur pour planifier vos dates de départ l’esprit tranquille. La seconde est de prévoir un poste vacances dans votre budget pour couvrir non pas vos frais de voyage mais le manque à gagner pendant la période où vous ne travaillerez pas. Si vous souhaitez prendre un mois de vacances par an, il suffit de diviser par onze un mois de dépenses courantes et de mettre de côté cette somme chaque mois. Si comme moi vous avez été longtemps salarié, cela facilite aussi la comparaison entre vos revenus actuels et ceux de l’époque où votre entreprise payait vos congés !

Holiday!

26 Nov

I’m just back from my very first real holiday as a freelancer. I define it as real, because

  1. I actually didn’t work (no taking a small job to « help out », no emailing prospects, no « light » admin work, invoicing, etc)
  2. It lasted longer than a long week-end
  3. I went away from home

Crazy that it took me more than a year to go on a one week vacation not even leaving Europe, but it can be hard sometimes when you’re self-employed to decide to take a sizable amount of time off. No, I wasn’t scared that my clients would disappear overnight, but what if  I missed out on a huge contract? Also, I often take one or two days off here and there, so do I really need a proper holiday on top of that? That way of thinking ended up with me taking a one week holiday instead of the two or three weeks I initially planned. I did take time off before that, but a large part of it was spent either sick or organising non-work stuff (so not really relaxing) or « on call » so to speak, as in willing to take on some work and taking only half a day off at a time. So silly! Maybe I wouldn’t have been sick so often, if I had taken some holiday before that!

A holiday is refreshing and helps you being more productive the rest of the year. Not to mention there is an added bonus if you spend it in the country of your source language (or target language if you live abroad). All that it takes is a little bit of planning. During my first year as a freelancer, although I had an idea based on how things went when I was on a payroll, I wasn’t quite sure of what would be the most active and most quiet periods for my business. I made sure to observe this and to take it into account in my holiday planning. That way there is less risk of missing out on a great opportunity. I also find it useful to dedicate some savings not to the trip itself (although that can’t hurt), but to compensate the loss of income during the time off. If you plan to take one month off every year, you just need to divide one month of living expenses by eleven and set that sum aside every month. After working in house during ten years, I’m pretty used to paid holidays and that little trick allows for a better comparison between my income as an in-house translator and my income as a freelancer.

Next time, I’ll try to be even better at planning ahead. And I’m sure I won’t wait so long before my next holiday!

Entre les deux mon coeur balance

12 Mar

J’ai déjà expliqué que je n’aime pas trop parler de mon métier, car on me pose toujours les mêmes questions pas toujours très fines. Il y a toutefois une question récurrente pas idiote à laquelle je ne sais jamais trop quoi répondre :

« Vous êtes traductrice technique ou littéraire ? »

Mon réflexe immédiat serait de dire : « Ni l’un ni l’autre. »

Je sais que certaines personnes qualifient de technique toute traduction non strictement littéraire. A l’opposé, certains disent littéraire toute traduction éditoriale. Toutefois, mon diplôme a beau clamer « traduction éditoriale, économique et technique », je n’ai ni l’inclination, ni les compétences nécessaires pour traduire un brevet d’invention ou un manuel d’utilisation de machine-outil. Et si l’ensemble de mes travaux est très rédactionnel et une grande partie d’entre eux destinée à publication, je n’ai jamais traduit de roman et à vrai dire, je n’avais jamais travaillé sur une fiction littéraire avant l’été dernier.

Les communiqués de presse, brochures et adaptations de publicité qui font mon quotidien ne semblent pas rentrer dans l’une ou l’autre case. Parallèlement, l’édition représente une part minoritaire, mais non négligeable de mon activité. Au final, huit mois après m’être mise à mon compte, c’est toujours aussi difficile de se définir. Alors pour le moment, je reste rédactrice-traductrice tout court.