Balancing act

2 Déc

Lorsque pour une raison ou une autre on ne se consacre pas à temps plein à son activité freelance, la question du portefeuille de clients et de sa gestion se pose différemment. Difficile ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, sans pour autant se disperser, lorsqu’on dispose d’un temps limité.

Sara, de La marmite, applique la loi de Pareto dans sa stratégie de fidélisation. Ce choix reste-t-il pertinent quand on n’a qu’une dizaine de clients, voire moins ? Selon elle, oui. Prenant l’exemple d’un portefeuille constitué de 5 clients seulement, elle commente :

«si on a un très gros client dont les projets sont très bien rémunérés, on prend, même si on atteint les 80% du CA avec ce seul client. Ensuite, on le fait en connaissance de cause et on est sûr de gagner suffisamment pendant un certain temps pour se retourner quand ça se termine.»

Elle ajoute :

«On ne peut pas se prémunir contre tout, mais si on a des bonnes relations (on se voit régulièrement) on peut souvent être mis au courant en avant première lors d’un changement (ton interlocuteur qui va quitter la boîte, la boîte qui va se faire racheter or réorganiser…).»

De son côté, Tata Les Piles explique Comment perdre un client et surtout comment s’y préparer…

Elle observe :

«Ceci pour dire que nos activités sont fortement dépendantes de celles de nos clients – lapalissade, quand tu nous tiens – et qu’une conjoncture morose a nécessairement des répercussions sur les volumes de traduction qui circulent. On a cependant plus de chances de s’en sortir si on mise sur un nombre suffisant de clients car statistiquement, il y en aura bien un qui se trouvera dans une situation moins pire que les autres.»

Et voilà que refait surface le problème initial : devoir se limiter à un nombre restreint de clients. À nuancer cependant : si l’on a décidé en accord avec son conjoint de mettre un frein à son activité pour s’occuper d’enfants en bas âge, les revenus du conjoint en question doivent pouvoir éviter de se retrouver le bec dans l’eau. Idem, si l’on exerce une activité salariée en parallèle de son entreprise.

Cela étant, diversifier les types de clients pourrait aider à se protéger. Je ne parle pas de traduire/réviser/rédiger tout et n’importe quoi, mais un traducteur médical par exemple sera confronté à des risques différents selon qu’il travaille avec des éditeurs spécialisés ou des laboratoires. La répartition peut également se faire sur le plan géographique. Bonus : un bon mix clients sur un petit portefeuille permettra de lisser l’activité sur l’année. Ce n’est pas une solution miracle, mais je réfléchis de plus en plus à cette piste pour faire le tri.

 

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