Forget me nots

4 Oct

Il y a bien longtemps feu le blog La Poutre dans l’oeil nous mettait au défi non pas de critiquer mais de saluer une traduction.

But du jeu : faire connaître les bons traducteurs et partager ses sources.

Principe : publie un ou plusieurs billets sur ton blog (ou « blogue », comme tu préfères) dans lequel tu présentes un(des) traducteur/trice/teurs ou une/des traduction(s) de ton choix, en donnant les critères (positifs uniquement) de ce choix.

Gagnant : personne. Il n’y a rien à gagner. En revanche, ce défi fera de la pub à tes traductrices/teurs préféré(e)(s) et cela montrera que tu sais apprécier le travail des autres

Je voulais initialement parler de Carine Chichereau.

Et puis, j’ai décidé de distinguer également une traductrice ou un traducteur, qui m’est inconnu(e). Qui sait, cher lecteur, peut-être pourras-tu m’apprendre son nom ? Lena (Lose Myself) est un film allemand sur une quadragénaire soudain amnésique. Si les distributeurs n’ont pas fait preuve d’une grande inventivité pour l’adaptation du titre original Vergiss mein ich, les sous-titres m’ont bluffée avec une jolie trouvaille du traducteur : Lena et son mari partagent une plaisanterie autour de l’initiale F —« F wie verflossen »— littéralement F comme passé/ex, la plaisanterie tient au fait que le mot « verflossen » ne commence pas par un F, même si son V initial se prononce F. La traduction ? « F comme éphémère ». Poétique, non ?

A l’Ouest, rien de nouveau

23 Avr

Partez à la conquête de l’Est et filez à la Ferme du Buisson, dont le charme bucolique s’accorde si bien au retour du printemps. A 20 minutes de Nation sur la route du royaume de Disney, vous y trouverez de quoi alimenter votre passion des petits Mickey.

Le Pulp Festival, maintenant à sa deuxième édition, est un festival pluridisciplinaire autour de la bande dessinée, créé par la Ferme du Buisson avec le soutien de la chaîne ARTE.  Le week-end du 10 au 12 avril, conférences et spectacles s’y succédaient dans le cadre du Pulp festival. C’est fini, mais les expos restent ouvertes jusqu’au 26 avril.

Après la Ferme des Animaux, l’installation La Chute de la Maison Usher s’attaque à un autre monument de la littérature et vous fera pénétrer dans l’univers d’Edgar Allan Poe.

Pour plonger vingt mille lieues sous les mers, rendez-vous aux Écuries, avec Jim Curious, une exploration aquatique de la BD de Matthias Picard.

Bandes fantômes est une exposition poétique tant dans la forme que dans le fond. Son sujet : les projets qui n’ont jamais vu le jour. Panne d’éditeur, manque de budget, lassitude, désaccord entre le scénariste et le dessinateurs… les raisons ne manquent pas pour laisser un album en suspens, que son auteur soit une star du 9e art ou un illustre inconnu.

Dans la médiathèque, la fresque La Grande Guerre nous raconte dans les détails le premier jour de la bataille de la Somme. Ne pas oublier de se munir de jumelles pour ne rien manquer.

Qui n’a jamais rêvé de se plonger à l’intérieur des pages d’un album comme dans le clip vintage de A-ha ?

C’est chose faite avec La Visite des lycéens, une expo interactive hyper ludique et pas très sage. Attention, ça va saigner, mais ça devrait également plaire aux plus jeunes.

Ruppert et Mulot nous gâtent avec une deuxième expo : Le Petit Théâtre de l’ébriété. Des petites scènes à actionner soi-même à l’aide d’un dispositif composé d’un tourne-disque et d’un stroboscope nous raconte une audition théâtrale quelque peu éméchée.

Bref, vous avez l’embarras du choix, mais plus beaucoup de temps devant vous. Vite, vite, vite !

Balancing act

2 Déc

Lorsque pour une raison ou une autre on ne se consacre pas à temps plein à son activité freelance, la question du portefeuille de clients et de sa gestion se pose différemment. Difficile ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, sans pour autant se disperser, lorsqu’on dispose d’un temps limité.

Sara, de La marmite, applique la loi de Pareto dans sa stratégie de fidélisation. Ce choix reste-t-il pertinent quand on n’a qu’une dizaine de clients, voire moins ? Selon elle, oui. Prenant l’exemple d’un portefeuille constitué de 5 clients seulement, elle commente :

«si on a un très gros client dont les projets sont très bien rémunérés, on prend, même si on atteint les 80% du CA avec ce seul client. Ensuite, on le fait en connaissance de cause et on est sûr de gagner suffisamment pendant un certain temps pour se retourner quand ça se termine.»

Elle ajoute :

«On ne peut pas se prémunir contre tout, mais si on a des bonnes relations (on se voit régulièrement) on peut souvent être mis au courant en avant première lors d’un changement (ton interlocuteur qui va quitter la boîte, la boîte qui va se faire racheter or réorganiser…).»

De son côté, Tata Les Piles explique Comment perdre un client et surtout comment s’y préparer…

Elle observe :

«Ceci pour dire que nos activités sont fortement dépendantes de celles de nos clients – lapalissade, quand tu nous tiens – et qu’une conjoncture morose a nécessairement des répercussions sur les volumes de traduction qui circulent. On a cependant plus de chances de s’en sortir si on mise sur un nombre suffisant de clients car statistiquement, il y en aura bien un qui se trouvera dans une situation moins pire que les autres.»

Et voilà que refait surface le problème initial : devoir se limiter à un nombre restreint de clients. À nuancer cependant : si l’on a décidé en accord avec son conjoint de mettre un frein à son activité pour s’occuper d’enfants en bas âge, les revenus du conjoint en question doivent pouvoir éviter de se retrouver le bec dans l’eau. Idem, si l’on exerce une activité salariée en parallèle de son entreprise.

Cela étant, diversifier les types de clients pourrait aider à se protéger. Je ne parle pas de traduire/réviser/rédiger tout et n’importe quoi, mais un traducteur médical par exemple sera confronté à des risques différents selon qu’il travaille avec des éditeurs spécialisés ou des laboratoires. La répartition peut également se faire sur le plan géographique. Bonus : un bon mix clients sur un petit portefeuille permettra de lisser l’activité sur l’année. Ce n’est pas une solution miracle, mais je réfléchis de plus en plus à cette piste pour faire le tri.

 

New position

2 Mar

new position

La fin de l’année 2013 s’est déroulée à un rythme infernal entre un rebond de mon activité en freelance et mon retour au salariat à mi-temps. Au point que je n’ai pas eu le temps d’établir mon traditionnel bilan d’activité supposé m’aider à me fixer des buts pour l’année à venir. J’ai néanmoins atteint l’un de mes objectifs de l’année passée : prendre de vraies vacances au soleil en janvier. J’en suis, comme prévu, revenue avec une vision plus claire de ce que je souhaitais.

Ce que j’espère ? Que mon poste salarié me donne l’occasion de travailler en profondeur un domaine donné, mais aussi qu’il m’encourage à me montrer plus exigeante dans le choix de mes projets freelance et à mieux définir mon activité. Que mon activité freelance me permette de continuer à travailler dans d’autres domaines (et langues de travail) que mon poste salarié et qu’elle m’apporte une distance toujours bienvenue. Moins de dispersion et le meilleur des deux mondes en somme !

Ch ch ch ch changes

31 Déc

As the year is coming to an end, I’m embarking on a new adventure. I started this blog to document my transition from years working as an in-house translator to freelancing. Looking around me, I would see mainly people who started out as freelance translators (or who worked in-house for a very short period with the goal to freelance ultimately) and people who transitioned from a completely different carreer and I was curious how being both experienced as a translator and inexperienced as a freelancer would impact me. Fast-forward 2 years and I’m going back to working on a payroll… part-time, while maintaining my freelance business. The perfect balance? I’ll soon find out!

 

Celebration

30 Nov

Business has been picking up in the past few months and with long days hard at work exciting new projects comes the desire to splurge treat yoursef. Trouble is spending your hard earned cash on fluff won’t get you far, especially if you haven’t cashed it yet. (Which reminds I really have to 1) do something about Terms and Conditions and 2) be more efficient with invoicing).

Anyway, ever since I started my business, I have my own way to celebrate: whenever I land a big project and/or new client, I buy myself a song. Clearly, 0.99€ or 1.29€ is hardly indulgent, but listening to the tune really feels like marking the occasion. And hopefully, I can  reward myself a second time with a year end bonus!

Ladies First

15 Oct

No trip to Berlin would be complete without some time spent in one of my favourite bookshops.

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Modern Graphics has been selling comics and graphic novels in Berlin for the past 20 years. They have two branches: one in Europa-Center that specialises in mangas, and the shop that I’m more familiar with, which is located in Kreuzberg and also sells artbooks, posters and action figures.

They have a great selection from independant publishers, which makes the shop a fun place to keep updated on what is going on with the German comics scene.

I also enjoy checking out which French authors get translated in German. That’s how I discovered that publisher Carlsen  had launched a collection targetting women readers about a year ago, with comics from Pénélope Bagieu and Margaux Motin amongst others.

http://www.comic-report.de/index.php/verlage/carlsen/344-carlsen-comics-programm-2012-2013

The premise is that women read comics differently. I’m not sure I’m on board with that. Sure, it’s better than stating that women don’t read comics. And I like that female authors and artists are represented in the collection. DC could learn a thing or two from this. But I’m not convinced that women are looking for something essentially different than men do, when they read comics. Sure, most of the women I know are more likely to read Persepolis type graphic novels than superheroes comics, but guess what? The same can be said of most grown-up men. It is a particular subtype of adults who reads superheroes stories, but the fact that it is special interest doesn’t make it male only. Of course, a little bit more representation would go a long way.

Interestingy enough, I came across this relevant article recently.

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